Les figures de style

Une figure de style est une manière de s’exprimer dont le but est de convaincre ou de séduire l’interlocuteur auquel on s’adresse.

Les figures de style sont un des outils liés à la rhétorique ; autrement dit l’art du discours, l’art de convaincre.

Un texte qui comporte des figures de style sera donc plus expressif et fera ressortir davantage d’émotions. Les figures de style vont donner au texte plus de profondeur.

Les figures de style peuvent être utilisées à l’oral comme à l’écrit. On les retrouve cependant davantage dans les textes littéraires et plus particulièrement les poèmes.

Certaines figures de style vont avoir un impact sur le sens d’une phrase et d’autres vont avoir un impact sur la sonorité de la phrase. C’est pourquoi on dit que les figures de style ont un effet de sens ou de sonorité.

Il existe une multitude de figures de style différentes que la linguistique a classées en différentes catégories.

Voici la liste des différentes figures de style que l’on retrouve dans la langue française.

Les figures d'opposition

Les figures d'opposition présentent, dans un même énoncé, des idées opposées.

Le fait de rapprocher des idées contraires dans une même phrase permet d’insister sur l’effet de l’opposition et le rapport contradictoire entre ces idées et de semer une confusion des sentiments.

L'antithèse

L’antithèse est une figure de style qui va présenter, dans un même groupe syntaxique (phrase, strophe, vers, paragraphe…), deux termes, deux notions, deux pensées qui sont à l’opposé en vue de créer un effet de contraste.

Le but est de mettre en avant la relation antithétique de ces deux notions afin d’exposer l’idée que l’on veut présenter ou afin de mettre en avant une vérité générale.

Exemple : Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’humanité.

L'ironie - l'antiphrase

L’antiphrase consiste à dire le contraire de ce que l’on pense tout en faisant comprendre que l’on pense l’inverse de ce que l’on dit. L’antiphrase est la principale figure de style utilisée pour faire de l’ironie.

Exemple : Quel courage ! (alors que l’on veut justement souligner le manque de courage de la personne).

Le chiasme

Le chiasme est une figure de style consistant à employer deux termes, en général un adjectif et un nom, en miroir avec au moins deux autres éléments. On obtient alors une phrase qui prend la structure symétrique AB/BA.

Exemple : Il ne faut pas vivre (A) pour travailler (B) mais travailler (B) pour vivre (A).

L'oxymore

L’oxymore est une figure de style qui consiste à allier, à rapprocher, deux termes de sens contradictoires.

Exemple : un silence assourdissant

Le paradoxe

Le paradoxe est une idée, une pensée, qui va à l’encontre de l’opinion publique. Tout comme l’oxymore et l’antithèse, le paradoxe va rapprocher deux termes aux sens opposés. Mais le paradoxe se différencie de l’oxymore et de l’antithèse dans le sens où la phrase aura l’air d’être dépourvue de sens. D’apparence absurde, le paradoxe invite en réalité à aller plus loin que l’oxymore et l’antithèse ; il pousse à la réflexion ou cherche à révéler une réalité.

Exemple : les premiers seront les derniers

Les figures de répétition ou d'insistance

Les figures de répétition, également appelées figures d’insistance, sont utilisées pour mettre en avant une description de la réalité.

Elles peuvent aussi servir pour argumenter ; comme la gradation par exemple. La répétition peut être sémantique (répétition du sens, de la signification) ou grammaticale (répétition des mots). Les figures de répétition peuvent paraître, à tort, comme étant des fautes ou des maladresses alors que c’est justement le but de l’auteur de les utiliser ainsi.

La répétition

​La répétition consiste à reprendre un même mot ou une même expression dans le même énoncé sans aucune modification lexicale.

Exemple : “La terre était grise, le blé était gris, le ciel était gris.“ - Giono

La redondance

La redondance est une figure de style permettant d’insister sur une idée en accumulant plusieurs synonymes au sein d’une même phrase ou énoncé.

Exemple : Elle le trouvait beau, sublime, magnifique…

Le pléonasme

Le pléonasme est la répétition, au sein d’un même énoncé, de mots ayant le même sens. Le pléonasme est utilisé à des fins stylistiques.

Exemple : “Je l'ai vu, dis-je, vu, de mes propres yeux, vu.“ - Molière

A savoir !

Lorsqu’il s’agit d’une erreur de langage, on parle de périssologie. La périssologie est une redondance consistant à ajouter des détails inutiles à la compréhension de l’idée que l'on veut exprimer et elle est souvent confondue avec le pléonasme.

Exemples : monter en haut - un petit nain - puis ensuite - prévoir d’avance

L'anaphore

L’anaphore est la répétition d’un même mot, ou d’une même expression, en début de phrase, de paragraphe, de vers, de strophe…

Exemple : Cœur qui a tant rêvé, Ô cœur charnel, Ô cœur inachevé, Cœur éternel (Charles Péguy)

Le parallélisme

Également appelé construction parallèle, le parallélisme est une figure de style qui va juxtaposer deux phrases, deux vers, ou encore deux groupes de mots construits selon la même trame syntaxique. L’ensemble donne un côté harmonieux à la phrase, un rythme. Les éléments répétés ont la même construction (AB-AB) et sont de longueur comparable.

Exemple : “ Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.“ - Baudelaire, Les Fleurs du mal

L'épanadiplose

L’épanadiplose est tout simplement la reprise, à la fin d’une proposition, du même mot que celui situé au début de la proposition précédente.

Exemple : Le théâtre était ouvert ce jour ; splendide et majestueux théâtre.

L'épanalepse

L’épanalepse est une figure de style qui consiste à répéter, à la suite, un même mot ou groupes de mots.

Exemples : Viens, viens, je t’emmène. – Les gens, les gens, toujours les gens. – Ils y ont cru ! Ils y ont cru ! Je l’ai vu !

L'épiphore

Répétition d’un mot, ou groupe de mots, en fin de phrase, de vers ou de paragraphes qui se succèdent, l’épiphore est une figure de style surtout utilisée en poésie. Elle permet de donner de la musicalité à un texte tout en renforçant une émotion ou souligner un élément crucial d’un texte.

Exemple : “Et toujours ce parfum de foin coupé qui venait de Bérénice, qui résumait Bérénice, qui le pénétrait de Bérénice.” - Louis Aragon

Les figures d'amplification

Les figures d’amplification sont un procédé d’écriture qui permet de modifier le degré d’un mot ou d’une idée en les rendant plus forts, plus évocateurs.

L'hyperbole

L’hyperbole est une figure de style qui consiste à exagérer une idée, à exprimer un sentiment de manière amplifiée dans le but d’insister sur un point ou de créer une forte impression.

Exemple : J’ai vu un rat énorme dans le jardin, de la taille d’un éléphant !

L'accumulation

L’accumulation sert à amplifier un discours, à insister sur une idée. Elle consiste à accumuler, à aligner plusieurs termes afin de donner plus de force à l’idée que l’on souhaite exprimer. Les mots accumulés sont en général de même nature.

Exemple : “Pour expliquer combien ce mobilier est vieux, crevassé, pourri, tremblant, rongé, manchot, borgne, invalide, expirant, il faudrait en faire une description [...].” - Balzac, Le Père Goriot.

La gradation

La gradation va énumérer des mots, ou groupe de mots, autour d’une même idée avec une intensité croissante (gradation ascendante ou décroissante (gradation descendante).

Exemple : “Je me meurs ; je suis mort ; je suis enterré.” - Molière

Les figures d'atténuation ou d'omission

A l’inverse des figures d’amplification, les figures d’atténuation ou d’omission vont réduire la force ou le degré de certains mots ou expressions.

L'euphémisme

L’euphémisme est une figure de style par laquelle on va atténuer ce que l’on souhaite exprimer en remplaçant un mot par un autre mot moins fort. Par ce procédé, on souhaite diminuer le caractère déplaisant, désagréable, brutal de l’idée exprimée.

Exemples : Il s’est éteint, il est parti (pour remplacer il est mort). Il n’est pas très riche (pour remplacer il est pauvre). C’est une personne avancée dans l’âge (pour remplacer c’est un vieillard).

La litote

La litote est une figure de style qui consiste à en dire moins que ce que l’on pense vraiment. On va remplacer ce que l’on veut dire réellement par un mot ou une expression plus implicite. On utilise la litote pour atténuer nos propos ; que ce soit par ironie, par pudeur ou pour mettre en valeur l’idée que l’on souhaite exprimer.

La litote se différencie de l’euphémisme par le fait que la litote cherche à mettre en valeur un propos alors que l’euphémisme cherche à diminuer une réalité, à la masquer.

Exemples : Ce n’est pas faux (pour dire c’est vrai). Ils ne feront pas leur vie ensemble ces deux-là (pour remplacer ils se détestent).

L'ellipse

L’ellipse consiste à omettre volontairement des éléments dans une phrase mais sans pour autant modifier le sens, la cohérence ou la compréhension de la phrase. Avec l’ellipse on va éviter les répétitions inutiles et ainsi rendre la phrase moins chargée, plus harmonieuse.

Exemple : Il parle mieux l’espagnol que moi le français (au lieu de il parle mieux l'espagnol que moi je ne parle le francais). Moi, peur, jamais ! (au lieu de moi je n’ai jamais peur).

Les figures d'analogie

Une figure d'analogie française est une figure de rhétorique qui consiste à relier deux concepts ou deux idées par l'utilisation de termes ou de métaphores similaires.

Les figures d'analogie françaises sont souvent utilisées pour expliquer des idées compliquées et pour aider à la mémorisation.

La comparaison

La comparaison est l’une des figures de style que l’on rencontre et qu’on utilise le plus souvent. Elle met en lien deux éléments, qu’on appelle le comparé et le comparant, à l’aide d’un outil de comparaison, appelé le comparatif.

Le comparatif peut être une conjonction, un adverbe, un adjectif ou encore un verbe.

Exemples : Elle est plus petite que sa sœur. - Il est beau comme le jour.

La métaphore

La métaphore est une figure de style par laquelle on va désigner une chose, ou une idée, à l’aide d’un autre mot que celui qui conviendrait. Une métaphore est donc une analogie puisqu’elle établit un rapport entre deux éléments que l’on estime similaires.

Tout comme la comparaison, la métaphore comprend un comparé et un comparant.

Exemples : Cet enfant est un ange. - Il partit à l’assaut de la grande bleue (la mer Méditerranée).

L'allégorie

L’allégorie est l’expression d’une idée abstraite à l’aide d’une image concrète. L’allégorie utilise le plus souvent la personnification. On peut repérer facilement une allégorie dans un texte grâce aux majuscules. En effet, c’est le fait de mettre une majuscule qui va donner un sens allégorique à la notion que l’on souhaite exprimer.

Exemples : La faucheuse l’a emporté (la faucheuse étant l’allégorie de la mort). Marianne est l’allégorie de la République.

La personnification

La personnification est une figure de style qui attribue des caractéristiques humaines à un objet, un animal…

La personnification est une façon de présenter les choses de manière plus vivante. La personnification est très proche de l’allégorie et peut être confondue avec celle-ci. Pour les différencier, il suffit de se demander si ce qui est comparé est une notion abstraite ou non. Si la notion est abstraite alors il s'agit d’une allégorie.

Exemples : La lune nous souriait d’un air malade. - L’horloge avance à grands pas.

L'image littéraire

Avec l’image littéraire, on va associer des mots dans le but d’exprimer une pensée nouvelle détournée du sens commun. L’image littéraire permet d’exprimer une idée neuve, plus originale, en détournant les mots de leur signification première ou sens habituel.

Exemples : un teint de neige - “Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage” - Baudelaire

Les figures de rupture

Une figure de rupture est une figure de style qui consiste à interrompre brusquement le déroulement habituel d'une phrase ou d'une expression pour créer un effet de surprise ou de choc.

Le zeugme

Également appelé zeugma, le zeugme est une figure de style qui consiste à mettre en rapport avec un même mot au moins deux termes incompatibles, que ce soit d’un point de vue sémantique ou syntaxique. Avec le zeugme sémantique, ou attelage, on va mettre en rapport un mot avec deux termes au sens discordant. Avec le zeugme syntaxique, ou zeugme de construction, on va associer à un mot, deux termes qui se construisent différemment.

Exemples : “Robert avait toujours exigé sa ration de sucre dans le café et de politesse dans la conversation” - Hervé Bazin – “En achevant ces mots, Damoclès tira de sa poitrine un soupir et de sa redingote une enveloppe jaune et salie.” - Pierre Desproges

L'anacoluthe

L’anacoluthe est une figure de style qui représente une rupture dans la construction syntaxique d’une phrase. Elle peut ainsi entraîner incompréhension ou incohérence mais peut également être une vraie prouesse linguistique pour l’auteur qui la maîtrise.

Exemple : “Le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, toute la face de la Terre aurait changé” - Blaise Pascal – Dans cette citation, les deux verbes auraient dû être conjugués au même temps. Mais l’auteur a volontairement changé le temps du premier verbe pour créer un effet de surprise et ainsi mettre en valeur sa pensée.

L'asyndète

L’asyndète est une figure de style par laquelle on va volontairement supprimer, dans une phrase, les conjonctions qui seraient normalement nécessaires. Ces conjonctions sont souvent remplacées par des virgules et créent un effet d’accumulation ; ce qui donne un rythme, une énergie à la phrase. Les slogans publicitaires et les proverbes sont souvent des exemples d'asyndètes.

Exemple : bon gré, mal gré – “Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu” - Jules César

La polysyndète

La polysyndète est une figure de style par laquelle on va répéter la même conjonction de coordination devant chaque mot d’une énumération ou devant chaque membre d’une phrase alors même que cela n’est pas utile ni indispensable à la compréhension de la phrase. Le but est de créer un rythme dans la phrase et lui donner un air envoûtant qui va capter le lecteur.

Exemples : “J’ai perdu ma force. Et mes amis et ma gaité.” - Alfred de Musset – “Mais tout dort, et l’armée, et les vents, et Neptune” - Racine

Les figures de substitution

Comme leur nom l’indique, les figures de substitution vont substituer un mot ou une expression par un autre mot ou groupe de mots considérés comme équivalents. Elles établissent donc un lien d’équivalence entre deux mots ou expressions.

La métonymie

La métonymie consiste à utiliser un terme pour, en réalité, parler d’un autre terme. Cependant, les deux termes restent liés.

Exemples : perdre sa langue (pour perdre la parole) - boire un verre (pour boire une boisson) - lire un Zola (pour lire un livre de Zola) - le 36 quai des Orfèvres (pour désigner les services de la Direction régionale de la police judiciaire).

La synecdoque

Avec la synecdoque, on va donner à un mot un sens plus restreint, ou au contraire un sens plus large, que sa signification première. La synecdoque est une sous-classe de la métonymie.

Exemple : Sa voiture a crevé (pour dire qu’un pneu a crevé). - Mettre le nez dehors (on ne met pas que le nez mais son corps tout entier).

La périphrase

La périphrase est une figure de style qui consiste à utiliser plusieurs mots pour exprimer une idée qui aurait pu être dite en un seul mot ou en peu de mots.

Exemples : la ville des Vents pour la ville de Chicago - la langue de Molière pour la langue française - l’or noir pour le pétrole - le roi des animaux pour le lion

Le symbole

Le symbole est une figure qui va représenter une chose ou une idée par une image concrète. Par exemple, la justice va être représentée par une balance, la paix par une colombe ou encore la couleur rouge va représenter la passion.

Exemple : Il a obtenu sa robe. → Il est devenu magistrat

L'hypallage

L’hypallage consiste à associer un terme d’une phrase (le plus souvent un adjectif) à un autre terme avec lequel il n’est pas lié par le sens. Autrement dit, on va utiliser un terme différent de celui qui aurait fait le plus de sens de la phrase. La phrase garde toutefois tout son sens et l’idée qui veut être exprimée reste compréhensive.

Exemples : “L’odeur neuve de ma robe” - Larbaud (ce n’est pas la l’odeur qui est neuve mais la robe) – “Un vol noir de corbeaux” - Zola (ce sont les corbeaux qui sont noirs et non le vol) – “Les habitants de l’orgueilleuse Rome” - Racine (ce sont les habitants qui sont orgueilleux) – de guerre lasse – de bonne guerre

Le cliché

On parle de clichés pour désigner des expressions ou idées toutes faites qui ont tellement été utilisées qu’elles en sont devenues usées et ont perdu leur originalité.

Exemples : belle comme le jour – avoir une faim de loup – dormir comme un bébé – tourner la page

L'antonomase

Avec l’antonomase, on va remplacer un nom propre ou une périphrase par un nom commun ou, à l’inverse, utiliser un nom commun pour désigner un nom propre.

Exemples : Donne moi un sopalin (nom d’une marque qui désigne communément aujourd’hui un essuie-tout). – Je bois un bon bordeaux (pour désigner un vin de Bordeaux).

Les figures qui jouent sur les sons

Le but de ces figures de style est de créer un effet de sonorité par la répétition de consonnes ou de de sons vocaliques.

L'assonance

Avec l’assonance, on va répéter un même son vocalique au sein d’une phrase ou d’un ensemble de phrases. L’assonance produit ainsi un effet d’insistance. Le but est de mettre en avant une sonorité qui peut avoir un lien avec l’idée exprimée. Dans l’assonance, ce sont les voyelles qui sont répétées ; en opposition à l’allitération où ce sont les consonnes qui sont répétées.

Exemples : “Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant” - Verlaine (répétition des sons e et en)

L'allitération

L’allitération est la répétition d’une consonne, ou de plusieurs consonnes, au sein d’une même phrase ou encore d’un vers.

Exemple : “Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?” - Racine (répétition du son s)

La paronomase

Le but de la paronomase est de rapprocher des mots de sonorités voisines, que l'on appelle des paronymes, au sein d’une même phrase.

Exemples : Qui vole un œuf, vole un bœuf. – Qui s’excuse, s’accuse. – Quand on veut, on peut.

L'homéotéleute

L’homéotéleute est une figure de style qui consiste à utiliser dans une même phrase ou vers, des mots présentant des syllabes finales identiques.

Exemple : “M. Tuvache, le maire avec ses deux fils, gens cossus, bourrus, obtus”. - Flaubert

Les figures qui jouent sur le discours

Les figures de discours sont un tour de langage dont le but est d’accroître l’expressivité de l’idée ou de la pensée que l’on souhaite transmettre.

La prosopopée

La prosopopée consiste à faire parler un élément inanimé comme par exemple un animal, une personne morte ou absente.

Exemple : “Je suis la pipe d'un auteur ; On voit, à contempler ma mine, D’Abyssinienne ou de Cafrine, Que mon maître est un grand fumeur.” - Baudelaire

La prétérition

La prétérition est tout simplement le fait de dire qu’on ne va pas parler d’une chose alors qu’en réalité c’est ce que l’on va faire.

Exemple : Je ne suis pas venu vous dire que(...) – Je ne vais pas vous parler de (...)

La question rhétorique

La question rhétorique est une fausse question qui n’attend en réalité aucune réponse. Elle est un moyen d’affirmer ce que l’on pense et ce que l’on veut dire tout en éveillant la curiosité.

Exemple : Tu penses vraiment que je n’y ai pas pensé ?

L'astéisme

L’astéisme est une figure de style qui consiste à faire la louange d’une personne, ou de quelque chose, en lui faisant un faux reproche, un faux blâme, une fausse injure ou un faux sarcasme.

Exemple : “Quoi! Encore un nouveau chef d’œuvre! N’était-ce pas assez de ceux que vous avez publiés? Vous voulez donc désespérer tout à fait vos rivaux ?”

La parataxe

Dans la parataxe, on va juxtaposer des mots, ou groupe de mots, sans inclure de mots de liaison.

Exemple : J’ai pris l’autobus à 2 heures. Il faisait très chaud. J’ai mangé au restaurant, chez Céleste, comme d’habitude.

L'hypotaxe

L’hypotaxe, en opposition avec la parataxe, est une figure de style qui consiste à utiliser de manière abondante des liens de subordination et de coordination dans une même phrase ou dans une suite de phrases.

Exemple : Les fleurs qui jouaient alors sur l'herbe, l'eau qui passait au soleil, tout le paysage qui environna leur apparition continue à accompagner leur souvenir de son visage inconscient ou distrait [...] - Proust

L’anagramme est le fait de transposer ou inverser des lettres dans un mot pour en créer un nouveau.

Exemples : manoir/romain - nectar/carnet - argent/gérant

L'anagramme

L’anagramme est le fait de transposer ou inverser des lettres dans un mot pour en créer un nouveau.

Exemples : manoir/romain - nectar/carnet - argent/gérant

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